Comme promis dans mon commentaire, un petit point sur notre affaire Google avec un récapitulatif complet. L’histoire endormira certainement quelques personnes mais permettra aux autres de se faire une idée plus précise des différentes manipulations que nous avons faites.
Retour à lundi matin, le premier avril s’annonçait comme une suite de blague kikoolol pendant que Laurent recevait un mail de la part de Google. Dans ce mail, un message nous expliquait que le moteur avait découvert certaines balises non-autorisées avec un contenu illicite, balises conseillés à l’époque par le référenceur. Après une petite explication à base de « mais attends, ça c’est un truc qu’on est plus censé faire depuis au moins 3 ans… » nous avons pu commencer à prévoir la suite.
Première étape donc, supprimer le contenu illicite et tout ce qui pouvait déplaire aux yeux du moteur de recherche. Nouvelle description, nouveau meta-tags et vérification du positionnement sur les principaux moteurs de recherche via RankChecker (pour ne pas le nommer). Mise à jour du sitemap puis re-soumission du sitemap complet.
Le but, montrer à Google les changements du code et tenter d’arrêter la procédure. Il n’y avait donc plus qu’à attendre et à envoyer des mails au service concerné afin de fournir de plus amples explications. J’étais donc parti du principe que si la description associée à la recherche mageekstore changeait, les choses devaient rentrer dans l’ordre.
Jeudi matin, plus d’indexation.
La suite a été elle aussi logique. Nous possédons le domaine mageekstore.fr, il nous fallait donc refaire un positionnement dans le moteur via nos mots-clés. J’ai donc mis en place une redirection 301 sur le mageekstore.fr renvoyant sur le mageekstore.com, remis un index correct, refais un sitemap avant de demander à Laurent de lancer l’appel en espérant que des mots-clés bien placés dans des blogs hi-tech ou web 2.0 à PageRank moyen (4 et 5) puissent contribuer à une arrivée rapide dans les premières pages Google.
Pendant la soirée, je me trouvais à mon apéro du jeudi lyonnais quand Laurent m’appelle pour me dire que nous avons quelques réponses sur la requête mageekstore.com mais qu’elle ne renvoie jamais le même résultat. De retour chez moi, je passe un coup de RankChecker, vérifie le nombre de page indexées et voit 753 pages. Une trentaine de minute plus tard, nous voila avec 350 pages indexées et un positionnement qui change toutes les 10 minutes environ. Finalement, je vais me coucher à 1H30 du matin pendant que Laurent reste derrière Google jusqu’à 3H30 (et vu l’interface Google, il faut être un peu maso… Ou simplement aimer sa boite).
Ce matin, un positionnement encore différent. Nous avons retrouvé un positionnement « correct » (en première page) sur seulement 4 mots clés et toujours 745 pages indexées. Alors qu’en déduire ?
Le fait de rediriger les liens du mageekstore.fr vers mageekstore.com avec un sitemap associé a du quelque peu faussé le moteur (qui ne scan donc pas mageekstore.com directement). Le moteur doit cependant faire un tri derrière cette nouvelle indexation ce qui conduit probablement à une gueguerre interne entre la partie Spider et la partie Sandbox. Il faut croire que le Spider a eu le dernier mot pour aujourd’hui. Personnellement, j’adore cette version d’une lutte épique
.
Beaucoup plus simplement, une personne de chez Google est peut être passé sur un blog relayant l’affaire et à pris les choses en main… Ou pas.
En attendant, le positionnement n’est encore qu’approximatif et je pense qu’il faudra laisser passer 2/3 jours afin de vérifier si la manipulation est toujours valable dans le temps. Si ce n’est pas le cas, il nous faudra procéder à une autre manipulation relativement simple (en apparence), déplacer toute la boutique sur le .fr en espérant que les liens créés sur les blogs contribuent à un positionnement rapide.
Ceci dit, peut être que 30 jours chez Google correspondent à 24H en France.
Si vous avez un avis sur la méthode employée (à savoir va t’elle nous faire plus de tort que de bien ?) ou que vous êtes experts en référencement et charitable en ce moment, nous sommes preneur. Le but final n’étant pas de chercher à retourner le moteur Google dans tous les sens mais de pouvoir continuer à exister.


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